« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Férie du temps de Noël (5 janv.)
Commentaire du jour
Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
Oraisons méditatives, VI, 5-7 ; SC 324 (trad. cf SC p. 109s)

« Vous verrez les cieux ouverts »

    S'il suffit de voir deux ou trois rĂ©unis en ton nom ici-bas pour te voir, toi, au milieu d'eux (Mt 18,20)..., que dire de ce lieu oĂč tu as rĂ©uni tous les saints qui ont « scellĂ© ton Alliance par leurs sacrifices » et qui sont devenus comme « les cieux qui annoncent ta justice » ? (Ps 49,5-6)



    Ton disciple bien-aimé n'a pas été le seul à trouver le chemin qui monte aux cieux ; ce n'est pas à lui seul qu'on a montré une porte ouverte dans le ciel (Ap 4,1). En effet, tu l'as déclaré à tous de ta propre bouche : « Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10,9). C'est donc toi la porte, et, d'aprÚs ce que tu ajoutes, tu ouvres à tous ceux qui veulent entrer.



    Mais Ă  quoi nous sert de voir une porte ouverte dans le ciel, nous qui sommes sur la terre, si nous n'avons pas le moyen d'y monter ? Saint Paul nous donne la rĂ©ponse : « Celui qui monte, c'est celui-lĂ  mĂȘme qui est descendu » (Ep 4,9). Qui est-il ? L'Amour. En effet, Seigneur, c'est l'amour qui, de nos cƓurs, monte vers toi parce que c'est l'amour qui, de toi, est descendu jusqu'Ă  nous. Parce que tu nous as aimĂ©s, tu es descendu vers nous ; en t'aimant, nous pourrons monter jusqu'Ă  toi. Toi qui as dit : « Je suis la porte », en ton nom, je t'en prie, ouvre-toi devant nous ! Nous verrons alors plus clairement de quelle demeure tu es la porte, et quand et Ă  qui tu ouvres.



 
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